Sambafoot on Facebook



Follow sambafoot on Twitter


Mondial 1950: de la joie au désespoir

Ecrit par Maracana Le 23.03.2005

La Coupe du Monde organisée en 1950 au Brésil restera à jamais gravée dans les mémoires des supporters de la Seleção et de certains joueurs, comme le gardien de l'époque Barbosa, persécuté jusqu'à sa mort survenue en 2000.


Accès direct >

Après une période de guerre mondiale qui ensanglanta le monde, la vie et les choses reprenaient peu à peu leurs droits. L’idée de réunir de nouveaux le gratin du football international pour disputer la Coupe du monde revenait à l’esprit des instances dirigeantes du football international qui au cours du congrès de la FIFA le 25 juillet 1946 au Luxembourg où les délégués rendirent un hommage à Jules Rimet, président de la FIFA, pour sa détermination sans faille à maintenir en vie l’esprit du football durant la seconde guerre mondiale. La FIFA confia au Brésil le soin d’organiser cette première Coupe du monde d’après-guerre, au regard de la passion dévorante que le peuple lusophone a pour le Dieu Football.

Les autorités nationales décidèrent alors de construire dans la banlieue de Rio de Janeiro, un monument dédié au football en érigeant la plus grande enceinte nationale, l’Estádio Mario Filho (nom d’un célèbre journaliste brésilien) que le monde entier connaît sous l’appellation du Maracaná, une enceinte qui pouvait accueillir 220.000 spectateurs. La première pierre fut posée le 2 août 1948 et s’acheva avec beaucoup de retard deux ans plus tard.

Dans un soucis de mettre tout en œuvre pour permettre d’assister au soir du 16 juillet à la victoire du Brésil, la CBD (ancienne dénomination de l’actuelle CBF) avait tout organisé pour que tout soit parfait, aussi bien pour les lieux où séjournerait la délégation brésilienne, que sur le choix de l’entraîneur qui devrait former un groupe solide et remporter absolument cette Coupe du monde.
C’est Vicente Feola qui fut désigné sélectionneur et qui forma l’équipe. Il pu compter sur un grand nombre de joueurs avec notamment deux merveilleux attaquants, Ademir (Vasco de Gama), un des plus grands attaquants de son époque qui terminera meilleur buteur de cette édition ainsi que Friaça (São Paulo FC). Dans les buts Barbosa, également du Vasco de Gama, qui passa en l’espace de cette Coupe du monde du statut de vedette à celui de paria (au soir de la finale), une réputation qui le poursuivra jusqu’à son décès en 2000.

C’est le 24 juin que le Brésil débuta son extraordinaire parcours en s’imposant 4 à 0 dans un Maracanã en liesse face au Mexique, avec un doublé d’Ademir.
La seconde rencontre se déroula le 28 juin au Pacaembu de São Paulo face à la Suisse, des helvètes qui à la surprise générale réussirent à accrocher la Seleção en faisant match nul 2 à 2. Revenu à Rio pour sa troisième et dernière rencontre de la première phase, le Brésil s’imposa 2 à 0 grâce à ses deux attaquants vedettes Ademir et Friaça, face à une bonne équipe de Yougoslavie.
Le Brésil rejoignit ainsi pour disputer les trois rencontres de la poule finale, l’Espagne, la Suède et l’Uruguay.
Après une semaine de repos, la Seleção disputa sa première partie dans un Maracanã où 139000 spectateurs s’étaient massés pour assister à la victoire 7 à 1 contre les suèdois, avec un quadruplé d’Ademir, puis ce fut au tour des espagnols de s’incliner lourdement 6 à 1, avec un nouveau doublé d’Ademir. Du véritable football champagne ..
Le Brésil venait ainsi d’empocher son billet pour la finale quelle disputera face à un autre pays d’Amérique du Sud, l’Uruguay, qui vingt ans auparavant avait décroché chez elle la première victoire face à l’Argentine.
Une Celeste qui n’affichait pas le même parcours que les brésiliens avec un nul 2 à 2 face à l’Espagne et une courte victoire 3 à 2 face à la Suède.
Tout le monde s’attendait donc à ce que le Brésil continue sur sa lancée et étrille en finale l’Uruguay en ce soir du 16 juillet.

Page suivante :